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Semestre de printemps 2017: Prof. Dr. Yasmina Foehr-Janssens et Prof. Dr. Jean-Yves Tilliette

Prof. Dr. Yasmina Foehr-Janssens

Yasmina Foehr-Janssens est professeure de littérature française médiévale à l’Université de Genève. Ses recherches portent sur le récit médiéval et la mise en recueil de textes narratifs brefs, notamment dans les collections de récits d’origine orientale (Roman des Sept Sages, Disciplina clericalis, Barlaam et Josaphat, voir Le Temps des fables, Paris, Champion, 1994). Elle travaille également sur le traitement des personnages féminins dans les intrigues romanesques (La Veuve en majesté : deuil et savoir au féminin dans la littérature médiévale, Droz, 2000 ; La Jeune Fille et l’amour : pour une poétique courtoise de l’évasion, Droz, 2010). Elle dirige actuellement un programme de recherche interdisciplinaire (FNS sinergia ) sur l’histoire des pratiques et des représentations de l’allaitement et leur impact sur la sphère publique.

Yasmina Foehr-Janssens
Département de langues et littératures françaises et latines médiévales

Prof. Dr. Jean-Yves Tilliette

Jean-Yves Tilliette, né en 1954, ancien élève de l’École normale supérieure et ancien membre de l’École française de Rome, a obtenu son doctorat à l’Université de Paris-Sorbonne en 1981. Il enseigne la langue et la littérature latines du moyen âge à la Faculté des lettres de l’Université de Genève depuis 1990. Ses recherches et publications portent sur la poésie latine des XIe-XIIIe s., la réception des auteurs classiques au moyen âge, la poétique et la stylistique médiévales. Il est depuis 2003 correspondant de l’Institut de France (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres)

Jean-Yves Tilliette
Département de langues et littératures françaises et latines médiévales

Cours: Opposition politique, critique sociale, contestation religieuse: la liberté de parole au Moyen Âge

FOEHR-JANSSENS Yasmina, professeure ordinaire,
TILLIETTE Jean-Yves, professeur ordinaire

Le Moyen Âge passe parfois pour une période où seule l'autorité, religieuse ou politique, est libre de s'exprimer et où les voix dissidentes sont impitoyablement étouffées. Ce sont la Renaissance et la Réforme, avec l'apparition de l'esprit critique et du libre examen, qui auraient créé les conditions de l'échange dialectique et du débat contradictoire. Rien n'est moins vrai que cette opinion encore trop couramment reçue. Des libelli de lite, ces pamphlets qu'échangent les partisans du pape et ceux de l'empereur lors de la « Querelle des investitures », amenant ainsi la redécouverte des prestiges de la rhétorique, à la radicale remise en cause de l'ordre établi portée par l'ironie du génial François Villon, la contestation est partout, du XIe au XVe siècle. Elle semble toutefois s'exprimer de façon privilégiée à travers certains cadres, essentiellement ceux, en apparence peu compatibles entre eux, de la parodie et du prophétisme. On essaiera de le vérifier (ou pas') à partir de la lecture de textes latins et français appartenant à des genres divers et issus de milieux variés.

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